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Ministère de l'Industrie et du Commerce
Langue : Francais

    Culture d’olives en Tunisie

    La culture d’olives en Tunisie

    La Tunisie est le pays le plus connu dans la culture d’oliviers, et ce dans la région sud méditerranéenne; Plus de 30% de sa terre cultivable est consacrée à l’oléiculture (1.68 million d'ha).

    Grâce à ses récoltes abondantes ayant concurrencé celles des principaux pays producteurs, la Tunisie demeure un maillon important dans l'ensemble de la sphère oléicole. 

    Hormis le fait que les surfaces cultivées ne cessent de s’étendre, de grands efforts ont été fournis afin de moderniser le secteur ; Le but étant notamment de mettre en lumière les propriétés organoleptiques propres aux variétés de provenance Tunisienne telles que le Chétoui connu pour être très riche en polyphénols.

     

    Importance socio-économique

    La culture d’olives joue un rôle essentiel dans la vie sociale et économique de la Tunisie et représente environs 15% de la valeur totale de la production agricole finale. Le commerce international en huile d'olive représente 50% des exportations agricoles totales et 5.5% des exportations globales, faisant de ce dernier la cinquième source de revenus en devises étrangères pour le pays.

    Par ailleurs, le secteur oléicole représente le gagne-pain direct ou indirect de plus de 1 million de personnes et génère 34 millions de jours de travail par année ce qui équivaut à plus de 20% de l'employabilité dans le secteur de l'agriculture.

    La culture des olives a également participé au développement de l’équilibre régional vu qu’elle génère une création d’emplois saisonniers agricoles dans les régions les moins favorisées. Ceci aide également à assurer la présence de personnes dans les régions rurales réduisant, ainsi, le risque de dépopulation.

    Ressources et localisation

    Les ressources d’olives en Tunisie sont estimées à plus de 65 millions d'oliviers, répandues sur 1 680 000 ha, parmi lesquels 75 000 ha sont allouées aux cultures organiques certifiées. C'est une source d'emploi pour 269 000 ou 57% des fermiers dans le pays et représente 45% des exportations agricoles, faisant une moyenne de 120 000 t par an.

    Au niveau mondial, la Tunisie est classée quatrième dans le classement en fonction du nombre d'oliviers et deuxième en fonction des surfaces cultivées. La densité moyenne du verger s'étend entre 100 et 150 arbres/ha, et ce dans les champs irrigués. Dans les vergers à forte pluviométrie cultivés pour la production d’huiles d’olive la densité est de 40 arbres/ha. Pour ce qui est des oliviers produisant des olives de table, la densité du verger change de 200 arbres/ha en conditions irriguées à 100 arbres/ha sous culture sèche.

    En règle générale, il y a 100 oliviers/ha dans le nord, comparé à 60 arbres/ha au centre et 20 arbres/ha dans le Sud. Actuellement, il y a plus de 2 000 ha de vergers super-intensifs produisant une moyenne de 7 à 8 tonnes par ha.

    Il existe actuellement 2 000 ha plantés en hyper intensif, avec une production moyenne de 7 à 8 tonnes par ha.

    La répartition du patrimoine oléicole national en fonction de l'âge des plantations permet de distinguer trois catégories :

    - Plantations jeunes : 17 %

    - Plantations en production : 58 %

    - Plantations âgées : 25 %

    Le patrimoine variétal tunisien se distingue par sa richesse. Maints cultivars ont étés identifiés et classés sur la base de leurs composés et caractéristiques uniques. 

    Parmi les variétés à huile connues on pourrait citer “Chemlali”, “Chetoui”, “Oueslati”, “Gerboua”, “Zalmati”, “Zarazi”, “Barouni” et “Chemlali de Gafsa”.

    En ce qui concerne les variétés à olives de table, on a les variétés suivantes:  “Meski”, “Besbesi”, “Bidh el Haman”, “Limli” et “Limouni”.

    Il y a lieu de noter que les oliveraies sont constituées essentiellement de deux variétés principales : Le “Chemlali de Sfax” et le “Chetoui”.  

    production et rendement

    La Tunisie produisait, moyennement et jusqu’aux années 2000, 100 000 tonnes d'huile d'olive par an. Cependant, durant la période 2000/01 et 2003/04, la production moyenne a été de 129 300 tonnes et a enregistré un niveau maximal de 280 000 tonnes entre 2003/04.

    Il y a lieu de mentionner le fait que, d’année en année, d’énormes fluctuations dans la production ont été enregistrées. A titre d’exemple, la production a largement oscillé allant de 270 000 tonnes entre 1996/97 à 35 000 tonnes entre 2001/02 et 72 000 tonnes entre 2002/03, en raison de saisons consécutives de sécheresse. En 2003/04, elle a grimpé pour atteindre un pic de 280 000 tonnes.

    En termes de volume, la Tunisie est le second producteur mondial, derrière l'union européenne dans son ensemble. Il est très fréquent que le pays soit classé quatrième producteur mondial en arrivant derrière l'Espagne, l'Italie et la Grèce.

    La Tunisie a enregistré une récolte record de 340 000 tonnes lors de la campagne 2014/2015 (soit une hausse de 386 % par rapport à la campagne précédente). Elle a occupé la première place à l’échelle mondiale, en matière d’exportation, détrônant, ainsi, le leader mondial qui est l’Espagne.

    Les exportations tunisiennes d’huile d’olive durant cette saison ont été de l’ordre de 299.300 tonnes, générant des recettes record de 1902 millions de dinars, selon les statistiques du ministère de l’Industrie (septembre 2015).

    Le rendement moyen (olive /ha) change de manière significative par région et selon la pluviométrie. Selon des estimations approximatives, les vergers d’olives à huile donnent des rendements allant de 600 kg/ha à de 900 kg/ha, alors que le rendement pour les olives de table est de 1 400 kg/ha.

    Malgré la modernisation du secteur notamment grâce à l’expansion des cultures intensives et super-intensives, il y a lieu de mentionner le fait que les rendements en volume demeurent en deçà du potentiel réel.

    La transformation du secteur

    Le secteur d’olives passe par une étape transitoire comportant la création et la modernisation des moulins et l'élimination progressive des méthodes traditionnelles.

    Actuellement, il existe plus de 1 500 huileries en Tunisie.

    Les capacités de trituration sont passées de 8 000 T/jour en 1986 à plus de 28 000 T/ jour. Malgré la modernisation qu'a connue le secteur, les moulins traditionnels (52%) dépassent légèrement les équipements de traitement modernes (48%).

    La modernisation du secteur, couplée avec l’amélioration des pratiques culturelles ont abouti à un produit meilleur et à une quantité plus grande. Il est à noter que plus des deux tiers de la production tunisienne se distingue par sa qualité supérieure (conforme aux normes émises par le Conseil Oléicole International "COI" quant à la classification des huiles d'olives), qui n’était que de 25% en 1985.

    La transformation du secteur a généré la création de 14 raffineries. Cependant, la faible demande en huile d'olive raffinée fait qu'elles exercent, principalement, pour raffiner les autres huiles végétales. 

    Il existe également 14 usines d'extraction d’huile de grignons d'olive qui fonctionnent en dessous de leurs capacités et 35 usines de conditionnement modernes, qui ont été montées et consolidées, durant ces dernières années. De grands efforts de Branding ont étés conduits par les marques tunisiennes exportées à plus de 40 pays amplifiant, ainsi, l'expansion du secteur. 

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